12 mai 2021

Hydrogène : John Cockerill investit en Alsace

John Cockerill, groupe franco-belge d’ingénierie, adhérent du Pôle et membre du consortium DINAMHySE,  a pour ambition de jouer pleinement son rôle dans le marché de l'hydrogène en créant une filière 100 % européenne de production d’équipements hydrogène.

Crédit : John Cockrill
Crédit : John Cockerill

John Cockerill se positionne sur le marché de l’hydrogène en tant que producteur d’électrolyseurs, qui permettent de produire de l’hydrogène vert à partir d’eau et d’électricité issue de sources renouvelables. Le Groupe n’a donc pas vocation à produire de l’hydrogène en tant que tel mais fournit la technologie nécessaire à sa production. Il s’agira de développer et industrialiser une gamme complète d’équipements permettant la production d’hydrogène, afin de proposer des solutions pour tous les projets, quelle que soit leur ambition ou leur taille.

John Cockerill place la France et le site d’Aspach au coeur de son projet

En France, une demande de permis de construire a été déposée afin d’adapter en profondeur le site d’Aspach, dans le Haut-Rhin, et d’en développer la capacité de production des composants clés des électrolyseurs. Ce projet représentera d’importants investissements pour le groupe, soit près de 100 M€, et devrait être opérationnel courant 2022.

Crédit : John Cockrill
Crédit : John Cockerill

Le site d'Aspach produira principalement les cellules (7 400 par an) qui composent les électrolyseurs. L’ensemble des composants seront ensuite acheminés vers Seraing (Belgique) afin d’y être assemblés. Le Groupe compte pour cela s’appuyer sur sa longue expérience de production multi-sites/multi-pays acquises notamment dans ses activités de défense. 

Emplois, RSE, 0 déchet

Le site d’Aspach devrait intégrer différentes technologies de pointe et plusieurs activités seront automatisées. Cette reconfiguration de l’usine entraînera de nouveaux besoins en matière de main d’oeuvre.

La transformation de l’usine permettra également l’amélioration de ses performances environnementales avec l’installation de panneaux photovoltaïques et la création d’une ligne de nickelage « zéro déchet ».
A terme, l’usine devrait être certifiée ISO 14001 et fera l’objet d’une étude « integrated energy solutions » pour définir le meilleur rendement énergétique et optimiser le recours à une énergie décarbonée. L’ambition est d’en faire une Gigafactory à horizon 2030.

Développements dans l'hydrogène

John Cockerill dispose de plusieurs avantages concurrentiels sur le marché de l’hydrogène :

  • Un savoir-faire reconnu en développement de solutions technologiques liées à la production ou au stockage d’énergies renouvelables ;
  • Une première expérience de conception industrielle d’électrolyseurs de grande capacité (jusqu’à 5 MW) grâce à une joint-venture en Chine créée en 2019 et destinée au marché local
  • Une demande forte, qui repose notamment sur de grands acteurs industriels, parfois partenaires de John Cockerill, qui pourraient être intéressés par l’hydrogène afin de réduire leur empreinte carbone
  • Plus de 1000 références à date pour la vente d’électrolyseurs : 
    • John Cockerill va notamment équiper les JO de Pékin de 2022 avec un électrolyseur de 6 MW, qui permettra d’alimenter la flotte de bus du village olympique ;
    • 25MW d’électrolyseurs (5 x 5MW) ont été vendus en 2020 pour un projet de fabrication de semi-conducteurs à Taïwan. La livraison des électrolyseurs est prévue en 2021.

Si aujourd’hui l’hydrogène représente environ 20 M€ de chiffre d’affaires pour le Groupe, l’ambition à terme sera d’en retirer 10 fois ce résultat, soit plusieurs centaines de M€ dans quelques années, mais la croissance rapide attendue nécessite d’importants investissements en capex.
Le développement de John Cockerill dans l’hydrogène représente près de 100 M€ d’investissements. A court terme, le Groupe ne pourra mener à bien son projet qu’avec le soutien des pouvoirs publics, notamment dans le cadre de l’IPCEI hydrogène.
John Cockerill poursuit par ailleurs sa recherche d’investisseurs institutionnels pour son entité dédiée aux énergies vertes en Belgique et celle dédiée à l’hydrogène en France. A terme, la société française pourrait également être introduite en bourse.

 

A propos de John Cockrill

John Cockerill est un équipementier de pointe qui développe des solutions innovantes au service de nombreuses industries. Présent dans l’énergie depuis sa fondation, le Groupe entend aujourd’hui aider les entreprises à relever le défi de la transition énergétique en facilitant l’accès aux énergies renouvelables et aux solutions de stockage.
Cette ambition stratégique est en phase avec la vision de l’entreprise, « répondre aux besoins de notre temps ».

Créé à Seraing, en Belgique, en 1817, le Groupe est présent dans 19 pays avec 5100 collaborateurs. La France est le premier pays du Groupe en effectifs avec 1820 collaborateurs et 27 sites.

Depuis plusieurs années, le Groupe développe des activités en lien avec la performance énergétique et les énergies renouvelables :

  • Solaire : le Groupe contribue au développement de centrales thermosolaires. Parmi les projets en cours, une centrale au Chili et une à Dubaï.
  • Energie éolienne : le Groupe assure la maintenance d’éoliennes on et off shore, notamment en mer du Nord et en Belgique (40 % du parc belge).
  • Stockage d’énergie : en matière de stockage d’énergie, John Cockerill propose des unités intégrées de production, de stockage et de gestion d’électricité verte. Le Groupe développe par ailleurs la plus grande installation pilote de stockage d’énergie verte en Europe, baptisée MiRIS®.

En dépit de la crise, le Groupe a atteint en 2020 un chiffre d’affaires de 1,014 milliard d’euros, en retrait de 246 millions d’euros par rapport à 2019, et un résultat d’exploitation de 13 millions d’euros.

Contact : welcome@johncockerill.com 
Plus d’infos : www.johncockerill.com

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