Réjélec : les bonnes pratiques appliquées au quotidien

Réjélec, PME alsacienne spécialisée dans l’équipement et les services électriques à destination du tertiaire et de l’industrie, a intégré le programme BPHI/Filauto (Bonnes Pratiques Humaines et Industrielles) en 2015.  

18 mois après, Sébastien Réjasse – Bureau d’études commerciales & achats - nous livre les raisons de cette démarche et ses impressions.

C’est à l’issue d’une visite de PerfoEST chez Réjélec que le gérant, Etienne Barilley, a souhaité intégrer le programme BPHI pour répondre à une problématique d’organisation interne.

Lors de la première rencontre, Sébastien Réjasse a émis quelques réticences : comment appliquer un programme apparemment dédié à l’automobile à Réjélec, prestataire de services et comment le rendre compatible avec les valeurs de Réjélec qui place l’homme au cœur de l’Entreprise ?

 

L’originalité de BPHI/Filauto*

A la différence du Lean version historique et tout ce que l’on peut lire de négatif sur internet, l’originalité de ce programme réside notamment dans le fait que l’humain est au cœur du dispositif.
Autre aspect, BPHI n’est pas seulement dédié à l’automobile, il est applicable à tous les secteurs industriels. Preuve en est, l’échange d’expérience que PerfoEST a organisé à la Chocolaterie Abtey, sur le programme BPHI. C’est lors de cette rencontre et en voyant, sur le terrain, les résultats du programme que Réjélec a été convaincu.

Sans cette visite terrain dans une entreprise hors secteur automobile, Sébastien Réjasse n’aurait probablement pas débuté le programme.

BPHI chez Réjélec : premiers résultats

Un atelier rangé et un affichage centralisé

L’une des premières actions a été de ranger l’atelier et d’étiqueter le matériel avec pour conséquences : 

  • gain de temps dans la préparation du matériel pour se rendre chez les clients
  • moins de stress pour chercher le matériel
  • pas d’oubli ; tout est complet pour la journée
  • des clients satisfaits par le respect des délais

Le rangement de l’atelier a en outre permis de libérer 30% de place. Cet espace libre est désormais loué à un partenaire mécanicien.   

 

 

L’affichage qui fait quoi                           

Dans l’atelier, un affichage permet de visualiser les collaborateurs, sur quels chantiers ils travaillent, avec quel véhicule, comment les contacter, quelle est leur habilitation,…

Pour les interims ou les nouveaux salariés, et pour l’équipe en général, c’est un gain de temps énorme et tous apprécient cette meilleure organisation : ils ont une question, l’affichage permet d’y répondre immédiatement.

 

 

Comment ça fonctionne ?

Tout le personnel est impliqué dans cette organisation. Une réunion mensuelle est planifiée afin de proposer des idées d’amélioration et les mettre en pratique immédiatement. Il y a échange et chacun prend la parole. Tout changement est discuté en équipe, la hiérarchie n’impose rien, les hommes choisissent et décident. A tout problème, une solution est trouvée ensemble.

Réjélec reconnaît qu’au début, cela a été vécu comme un bouleversement : on change les habitudes, on écoute les avis, on responsabilise les hommes.
Aujourd’hui et en grande majorité, les salariés apprécient cette nouvelle façon de fonctionner. Il y a une meilleure communication, il y a du respect, de l’engagement personnel et une certaine fierté à être force de proposition et responsable de son travail et de l’entreprise. Il y a aussi une prise de conscience que c’est le terrain qui donne la vérité sur le bon fonctionnement.

Conviction et suivi : éléments essentiels de la réussite

Sébastien Réjasse insiste sur la conviction de la direction et des équipes sur le bien fondé de cette démarche. Avant tout, le projet doit être porté et vécu au quotidien par la direction.

Autre point important : il faut continuer sans cesse à améliorer les processus. Il faut faire vivre la démarche par un rituel (1 journée / mois) d’où la dénomination chère à Sébastien Réjasse : amélioration continue et non Lean.

 

« L’expérience montre que si on lâche, on revient en arrière et on reprend nos mauvais réflexes. Pour l’équipe, ce rituel est devenu un besoin car il y a toujours quelque chose à améliorer.
J’étais très réticent lorsqu’on m’a parlé de cette démarche ; je suis maintenant convaincu par les résultats sur le terrain, l’amélioration de l’organisation générale pour les collaborateurs et la meilleure performance de Réjélec avec des clients satisfaits. Jugez par vous-même avec les 2 illustrations ci-dessous "Avant-Après" » -
Sébastien Réjasse

 

 L'atelier Avant - Après

Crédit photos : Bohler

 

 

 

* En savoir plus sur le programme BPHI/Filauto